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[Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

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[Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par atlante le 12/9/2010, 13:06

Comme Halliche, les talents locaux doivent aller en Europe pour rivaliser avec les pros.

En trois ans et demi, la carrière de Rafik Halliche, joueur né et formé en Algérie, a connu de multiples bonds. D’abord, un transfert de son club formateur, le NA Hussein Dey, vers l’un des plus grands clubs d’Europe, le Benfica Lisbonne, ce qui lui a permis, à travers un prêt, d’évoluer dans le championnat portugais. Ensuite, une convocation en sélection nationale, suivie d’une titularisation précoce dans une équipe où ce n’était pas facile de se frayer une place. Cela s’est poursuivi par une participation à la Coupe d’Afrique des nations et à la Coupe du monde. Puis, il y a eu ce transfert à Fulham qui lui permet de jouer dans le championnat anglais, le plus prestigieux au monde. Cela rassure au moins sur un point : les joueurs locaux ne sont pas tous des cas désespérés. Il y a –et il y a toujours eu- des talents prometteurs, à la seule différence que Halliche, lui, a su partir en Europe au moment où il le fallait.
Pourquoi ne serait-ce pas le cas pour les autres grands espoirs du football algérien ? C’est la question qui taraude certainement les esprits de beaucoup de gens. Ce n’est pas normal que des joueurs potentiellement doués soient confinés dans un championnat national où la médiocrité s’est érigée en règle de conduite, nonobstant quelques exceptions ponctuelles, comme la campagne de la JSK en Ligue des champions. Ce serait un crime contre le football algérien que de ne pas offrir à ces jeunes l’opportunité de développer leur don, surtout que c’est le football algérien qui y gagnerait au final.

Saïb, Tasfaout et Saïfi avaient montré l’exemple
Parmi la génération passée, trois joueurs algériens au moins n’auraient pas eu la carrière qu’ils ont eue s’ils n’avaient pas eu l’audace de franchir le pas et d’aller progresser en France : Moussa Saïb, Abdelhafid Tasfaout et Rafik Saïfi. Lorsqu’ils avaient décidé de partir, ils étaient des stars dans leur pays. Ils auraient pu rester peinards chez eux et gérer une carrière pépère. Ils ne l’ont pas fait car, pour eux, une carrière ne serait aboutie sans des titres et une reconnaissance au niveau international. Rabah Madjer a eu, lui, une carrière de premier plan, devenant une icône mondiale, mais lui a eu un destin exceptionnel : il était parti en Europe en étant déjà un joueur accompli parce qu’à son époque, le système de formation en Algérie était performant. Or, maintenant que les présidents de club donnent plus d’importance aux seniors en les abreuvant de sacs d’argent, en-veux-tu, en-voilà, envoyer les jeunes talents vers des clubs où ils pourraient bénéficier de l’attention nécessaire à leur épanouissement sportif est plus qu’une nécessité.

Que les présidents de club arrêtent de se montrer cupides !
Pour ce faire, deux conditions doivent être remplies. En premier lieu, il faut que les présidents de club jouent le jeu en libérant leurs jeunes joueurs sans exiger un montant exagéré. Aucun président de club n’a investi beaucoup d’argent sur un jeune (il y a des clubs où les jeunes catégories prennent le taxi pour leurs déplacements de match !) et ce serait malhonnête, voire même cupide, de demander des milliards pour lui d’un club qui solliciterait ses services. Or, certains présidents ont l’outrecuidance d’exiger des centaines de milliers d’euros pour des jeunes qui ont encore tout à prouver sous le prétexte fallacieux de ne «pas brader un joueur algérien». Moussa Saïb, qui a remporté des titres nationaux et continentaux, avait été transféré à l’époque vers l’AJ Auxerre pour moins de 40 000 euros sans que personne ne crie au scandale. En contrepartie, l’Algérie a gagné, quelques années plus tard, un joueur encore plus performant et une certaine notoriété pour son championnat. Pourquoi exiger plus aujourd’hui pour des jeunes, certes talentueux, mais qui n’ont même pas gagné de titre africain ? Pourquoi vendre des joueurs à des clubs des pays du Golfe où ils ne gagneraient rien du point de vue sportif (certains y ont même régressé) ? Question aux présidents qui ne savent que compter leurs sous plutôt que de songer à l’intérêt national.

Les jeunes se voient des stars alors qu’ils ne sont rien
L’autre condition est que les jeunes joueurs en question changent de mentalité et comprennent que, tous rois qu’ils semblent être dans leurs clubs, ils ne sont encore rien dans le football international. Ils doivent avoir l’humilité de vouloir apprendre et progresser et non croire qu’ils sont parvenus juste parce qu’ils ont eu droit à un poster dans un journal ou parce que les supporters scandent leurs noms. Le passage par une période d’adaptation aux exigences du football professionnel (le vrai, pas le bricolage de chez nous) est obligatoire et doit être accepté et considéré comme une étape avant la révélation au plus haut niveau. Tant qu’un jeune croira –et croira ceux qui lui font croire- qu’il est arrivé et déjà un «grand joueur», il ne réussira pas. Les exemples de stars en argile foisonnent.

Les faux agents imposent leur diktat pour la «tchipa»
A cette situation, il faut ajouter le diktat imposé par des agents de joueurs, vrai ou faux, aux jeunes à qui ils promettent monts et merveilles, s’ils les suivaient les yeux fermés. Certains pseudo-agents (ils n’ont même pas la licence FIFA) ont un seul souci : faire signer leurs joueurs chez le plus offrant, même si c’est un club de bas étage, afin d’encaisser une bonne «tchipa». Ce sont de telles personnes qui empêchent les jeunes de faire le choix qu’il faut, celui qui leur permettrait d’évoluer et de s’épanouir sportivement, même en contrepartie d’un faible montant au départ. S’il y a beaucoup de jeunes talents qui sont restées «enterrés» en Algérie, c’est bien à cause de ces «agents» véreux pour qui leur départ vers l’étranger n’est pas dans leur intérêt. Cela dit, ces joueurs ont aussi leur responsabilité puisque beaucoup d’entre eux font de l’enrichissement rapide un idéal.

Halliche a su rivaliser avec les pros parce qu’il s’est frotté à leur école
Alors, un appel aux dirigeants des clubs et, surtout, aux responsables du football algérien : laissez partir les quelques talents prometteurs qui émergent dans le championnat national ! Il ne s’agit pas de laisser partir tout le monde. On parle bien des jeunes très doués, qui peuvent devenir de très bons joueurs s’ils passent à un niveau supérieur. Pour le bien du football algérien, pour l’intérêt de la sélection nationale qui a retrouvé sa place dans le gotha africain et qui a besoin, pour s’y maintenir le plus longtemps face à une rude concurrence nourrie par la progression de toutes les sélections africaines, d’avoir à sa disposition d’éléments de niveau international. De plus, pour pouvoir rivaliser avec les joueurs professionnels algériens formés en Europe, qui ont l’avantage, souvent décisif, d’avoir acquis une culture tactique et une très bonne base physique, nos jeunes locaux doivent se frotter à la même école. Si les Verts ont su tirer profit d’un joueur comme Rafik Halliche, l’une des satisfactions individuelles de la participation de l’Algérie au Mondial, c’est parce que l’ancien joueur du NAHD a eu la bonne idée d’aller se bonifier en Europe. C’est une leçon à tirer.

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Re: [Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par atlante le 12/9/2010, 13:07

Hadj Aïssa victime des mauvais conseil.
Bouguèche et Yahia-Cherif ont préféré l’argent à la carrière.


Du gâchis ! C’est le terme approprié pour qualifier le délaissement qu’ont connu des joueurs dont on attendait qu’ils cassent la baraque, mais qui ont fini par se casser les dents en rentrant dans les rangs. Ils sont plusieurs à avoir raté l’occasion de faire étalage de leur talent à l’étranger et qui sont restés donc des joueurs ordinaires.

Hadj Aïssa victime des mauvais conseils
Le cas le plus frappant est celui de Lazhar Hadj Aïssa. Celui que les médias arabes ont surnommé «le Baggio arabe» et que Emilio Butragueno, du temps où était directeur sportif du Real Madrid, avait même accepté de mettre à l’essai avec la réserve du club madrilène, végète toujours dans l’anonymat de la première division algérienne, après un passage furtif en Arabie Saoudite. Fin technicien, véloce, habile avec le ballon, il avait gagné une place de titulaire à 21 ans et remporté de nombreux titres avec l’ESS en peu de temps. Il était clair qu’il devait partir à l’étranger, de préférence en Europe occidentale, pour franchir un cap qualitatif. Il avait eu l’occasion de signer en faveur de Benfica, à la seule condition qu’il accepte d’être prêté à un autre club, le temps pour lui de s’aguerrir, mais il avait refusé, exigeant de faire partie de l’effectif pro du club lisboète sur «conseils» de personnes mal éclairées. Pourtant, il avait plus de chance de percer que Rafik Halliche, car les milieux défensifs et les attaquants sont plus prisés et mieux médiatisés que les défenseurs, mais la différence est que le nouveau joueur de Fulham est bien conseillé, en la personne de son père, alors que Hadj Aïssa a été très mal conseillé, que ce soit ses proches ou les dirigeants de l’Entente. Résultat : non seulement son niveau a stagné, mais il a même perdu sa place en sélection nationale.

Bouguèche et Yahia-Cherif ont préféré l’argent à la carrière
Hadj Bouguèche est un autre cas typique de joueur qui a perdu son temps en Algérie. Alors qu’une proposition concrète lui était parvenue d’un club autrichien de première division, avec possibilité de passer, en cas de confirmation, vers un club de la Bundesliga, il avait préféré rester au MCA pour quelques millions de centimes de plus ou faire des essais dans des clubs de seconde zone dans les pays du Golfe. Il se retrouve désormais avec le statut de joueur ordinaire, lui qui était promis à devenir star. Idem pour Sid-Ali Yahia-Cherif, dont le talent précoce l’avait fait surnommer «Cristiano Ronaldo». Alors qu’il avait été question qu’il parte en Europe pour progresser, ne voilà-t-il pas qu’il est toujours en train de végéter dans le championnat algérien avec, pour l’instant, zéro titre à son actif et des perspectives de plus en plus éloignées d’être appelé en sélection nationale.

Meftah avait les clefs, mais il a préféré s’enfermer
Parlons aussi d’un autre cas : Mohamed Rabie Meftah. Depuis qu’il a gagné sa place de titulaire à la JSK à 20 ans, on lui prédisait un avenir radieux, mais sa carrière n’a pas évolué dans le sens souhaité, en dépit de deux titres de champion d’Algérie remportés avec le club kabyle. Il a même perdu sa place en sélection nationale.
Des clubs de France et d’Allemagne ont été cités comme destinations du joueur, mais ce dernier n’a jamais franchi le pas, soit par méfiance, soit parce qu’il était encore lié à son club, soit parce qu’il voulait gagner de l’argent tout de suite. Agé aujourd’hui de 25 ans, il a certainement perdu beaucoup de temps. Du temps qu’il aurait pu employer à progresser davantage dans des championnats plus rigoureux.
Après qu’on lui ait fermé la porte à un certain moment, Meftah avait les clefs pour partir cette année, mais il a fini par s’enfermer tout seul. Ce sont là quelques exemples non exhaustifs de joueurs locaux prometteurs qui auraient pu progresser s’ils avaient été bien conseillés et placés ou transférés dans des clubs qui auraient pu tirer le meilleur de leur potentiel. Il ne s’agit pas ici de les accabler, mais de tirer les leçons de leurs mauvais choix afin d’éviter d’autres déperditions à l’avenir. On ne peut pas se permettre d’autres gâchis…


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Re: [Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par atlante le 12/9/2010, 13:08

Hachoud, un arrière droit très prometteu.
Belkalem, un futur Halliche.


Des jeunes talents, il y en a toujours eu en Algérie. Même lorsque le football algérien était au plus bas à cause d’événements douloureux, il y avait toujours de la bonne pâte qui ne demandait qu’à être bien pétrie et modelée, de préférence dans des clubs sérieux en Europe. Actuellement, il existe plusieurs jeunes joueurs qui gagneraient à être placés dans des clubs où leur potentiel sera travaillé et développé. Il ne manque plus que la volonté de franchir le pas.

Hachoud, un arrière droit très prometteur
Comme défenseurs, il y a tout d’abord Abderrahmane Hachoud, formé au MC Alger, passé par le CA Bordj Bou Arréridj et actuellement à l’ES Sétif. D’ailleurs, les observateurs avisés se demandent encore comment le Mouloudia a pu laisser partir un talent pur de son envergure, même si le joueur avait un peu précipité son départ en exigeant une prime de signature d’un montant exagéré pour un jeune. Alors que son poste de prédilection –et dans lequel il existe un manque, donc un besoin en sélection nationale- est arrière droit, il a éclaté au CABBA dans celui d’arrière gauche. Ce n’est pas par hasard si Abdelhakim Serrar, qui n’hésite jamais à mettre le paquet pour ramener les meilleurs à l’Entente, a tenu à l’avoir dans son équipe.

Belkalem, un futur Halliche
Dans le secteur de la défense, il faut citer également Saïd Belkalem, pur produit de la JS Kabylie, qui est en train de se faire un nom, même sur la scène continentale. Lui, c’est un Halliche en devenir, les techniciens lui prêtant les mêmes qualités athlétiques et de jeu de tête. D’ailleurs, les similitudes entre les deux joueurs sont frappantes. Volontaire et désireux d’apprendre, il a le mental qu’il faut pour mener de nouvelles expériences. Il est dans une courbe ascendante, mais il a encore une marge de progression intéressante qui ne pourrait se développer qu’en passant à un niveau supérieur en Europe, car il n’a plus rien à faire en Algérie.

Djabou a bêtement raté le Borussia Dortmund
Il existe également de jeunes milieux de terrain qui perdent leur temps dans le championnat national, parmi eux un certain Abdelmounim Djabou. Autant le dire clairement : le joueur de l’ESS est en train de perdre son temps. Il a déjà perdu deux ans, car son transfert raté au FC Sion aurait pu être évité. Il n’y a pas un qui l’a vu jouer à ne pas penser qu’il est bourré de talent et qu’il n’a plus rien à prouver en Algérie. Cependant, il est à craindre qu’il lui arrive ce qui est arrivé à son coéquipier à l’Entente, Lazhar Hadj Aïssa, longtemps promis à un avenir radieux, mais qui a stagné. Déjà, le Borussia Dortmund le voulait pour cette saison. Klopp, l’entraîneur, lui ayant même envoyé un maillot du club, mais des pressions l’ont fait revenir à l’ESS. Il n’est pas encore trop tard pour partir, mais attendre encore risque de freiner sa progression.

Bouchema recommandé par Alain Michel
Autre milieu de terrain prometteur qui progresserait davantage s’il part à l’étranger : Nassim Bouchema. Longiligne, endurant et infatigable, il possède, en sus, une relance appréciable. Si le milieu récupérateur du MCA est vanté par Alain Michel, qui a eu une longue carrière de formateur, cela veut tout dire. D’ailleurs, c’est l’un des rares titulaires indiscutables au sein de l’effectif actuel du club. Champion d’Algérie, il n’a plus rien à apprendre au pays et le chemin de l’épanouissement footballistique passe par l’Europe, pour peu que les dirigeants du Mouloudia lui facilitent la tâche.

Les meilleurs des U17 doivent partir
Au rayon des joueurs susceptibles de trouver leur place dans des clubs européens, il ne faut pas occulter non plus les jeunes de la sélection des U17 vice-championne d’Afrique et mondialiste dans sa catégorie. Agés à présent de 17 ans, ils ont tous une marge de progression intéressante. Il y en a parmi eux dont l’avenir s’annonce radieux, pour peu qu’ils soient pris en charge comme il se doit. Or, dans notre championnat où on préfère chouchouter les pseudo-stars plutôt que favoriser l’éclosion des jeunes, il y a peu de chance que leurs dons innés soient travaillés comme il se doit. Envoyer les éléments les plus prometteurs d’entre eux vers des clubs où ils pourront faire éclater leur talent est le meilleur service qu’on puisse rendre au football algérien.

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Re: [Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par atlante le 12/9/2010, 13:10

Gonzalo Perez «Des frères, pères et oncles managers, ça me rend malade !»

Ancien journaliste, Gonzalo Perez a découvert, en sillonnant l’Afrique, à quel point il y avait de jeunes talents qui végétaient dans leurs clubs et leurs pays. Ayant intégré une agence de gestion de carrière de joueurs, il s’est fixé comme priorité de placer dans de bons clubs européens des talents anonymes. C’est suivant cette politique qu’est intervenu le transfert de Rafik Halliche. «Nous demandons aux joueurs qui travaillent avec nous une seule chose : qu’ils nous fassent confiance. Placer un joueur, le suivre, défendre ses intérêts, lui assurer le cadre adéquat à son évolution, c’est notre métier. Agent de joueurs, c’est un métier à part entière qui ne se pratique pas juste durant les périodes de transfert. C’est un travail sur toute l’année. Si le joueur ne nous fait pas confiance, nous n’avons rien à faire avec lui», a-t-il indiqué.

«Pour Halliche, j’ai reçu une vingtaine d’appels d’agents fictifs»
Halliche est l’exemple du joueur qui a eu confiance. «Vous savez, ce n’était pas évident au départ. On se méfie toujours de l’inconnu et c’est naturel. La confiance mutuelle s’est construite avec le temps, au fil des semaines. Halliche a bien vu que nous avons pris son cas en charge et que nous avions actionné notre réseau et lui, en retour, nous a fait confiance en renvoyant vers nous toutes les personnes qui le contactaient pour lui faire des propositions.» L’expérience aidant, Gonzalo Perez a bien compris qu’il y avait souvent tromperie sur la marchandise. «Pour Halliche, j’ai reçu les appels d’une vingtaine de personnes, toutes affirmant qu’elles étaient mandatées par des clubs. Or, quand je leur demandais de me transmettre l’offre concrète, sur papier à en-tête et avec signature du directeur sportif, il n’y avait rien. Les agents fictifs, il n’y a que ça et c’est à cause d’eux que beaucoup de joueurs n’ont pas percé dans les clubs qu’il faut.»

«Les dirigeants de clubs exigent des milliards pour un joueur dans lequel ils n’ont rien investi»
Si Halliche a eu la sagesse de s’engager avec une agence agréée et de faire confiance à ses cadres, ce ne sont pas tous les joueurs algériens qui le font. «C’est dur de travailler avec les Algériens car il y a plusieurs obstacles. Le premier d’entre eux est la langue. Pour s’imposer en Europe, il faut parler au moins deux langues, l’anglais en premier. Or, j’ai constaté qu’il y a des joueurs algériens qui ne maîtrisent même pas le français, qu’ils apprennent pourtant à l’école ! Etre professionnel, ce n’est pas seulement savoir taper dans un ballon et toucher des millions pour ça. C’est aussi se donner les moyens de communiquer avec l’extérieur. Un joueur qui ne sait pas communiquer a très peu de chances d’être retenu. Le deuxième obstacle est la cupidité des dirigeants de clubs. Pour un joueur qui commence juste à se faire connaître, il est exigé des milliards. Plutôt que de voir loin et de se soucier de l’intérêt du joueur, ils cherchent avant tout à s’enrichir sous prétexte de récupérer l’argent investi. Connaissez-vous un joueur algérien dans lequel des milliards ont été investis ?»

«Il faut un réseau, pas un père ou un frère»
Il y a également un troisième obstacle : la mentalité des joueurs en eux-mêmes. «Les Européens rechignent à recruter des Algériens parce que ces derniers ont la réputation, vraie ou surfaite, d’être grincheux, nerveux et indisciplinés. En outre, il faut dire que les joueurs algériens se mettent eux-mêmes des bâtons dans les roues. Lorsqu’il y en a qui sont intéressants et pour qui nous avons des offres très sérieuses, ils nous disent de voir avec leurs managers qui sont soit leur frère, leur père, leur oncle ou je ne sais quoi encore… Ça me rend malade d’entendre ça ! Certes, un frère ou un père sont dignes de confiance, mais ce n’est pas synonyme de compétence pour défendre les intérêts d’un joueur. Ont-ils un réseau ? Sont-ils introduits dans des clubs ? Ont-ils un répertoire des bons numéros de téléphone ? Ce sont autant de questions à méditer.»

«La moitié des internationaux algériens méritent mieux que ce qu’ils ont»
Malgré l’amertume qu’il laisse transparaître, l’agent espagnol reste optimiste. «Il y a de la pâte en Algérie. Il suffit juste de la mettre entre de bonnes mains. Je ne comprends pas pourquoi les dirigeants de club et les joueurs refusent de traiter avec des agents agréés. Le joueur y gagnerait, son club formateur et le football algérien aussi. Pourquoi bloque-t-on les jeunes talents ? Je ne sais pas.» Il termine en citant l’exemple de la composante actuelle de la sélection nationale. «Je suis convaincu que 50 % au moins de l’effectif actuel méritent mieux que ce qu’ils ont. Ils auraient pu évoluer dans des clubs huppés s’ils étaient mieux entourés. Or, ce n’est pas le cas. Le choix du bon club, c’est en premier lieu le choix du bon agent.»
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«La Belgique est un vrai tremplin, M. Allik !»
Gonzalo Perez a une anecdote à raconter au sujet d’un transfert qu’il n’a pu réaliser à cause des mentalités algériennes. Ayant pris connaissance du profil de Sayah, le jeune milieu de terrain de l’USM Alger, il a contacté officiellement la direction du club algérois pour autoriser le joueur à rejoindre Westerlo, club belge de première division. Or, Saïd Allik a opposé un niet catégorique, arguant que le championnat belge n’est pas une référence en Europe. «Ce que M. Allik ignore ou feint d’ignorer, c’est que les championnats belge et hollandais ont été des tremplins pour de nombreux grands joueurs. Mido, qui a évolué à Tottenham, Marseille et l’AS Roma, a fait ses débuts en Europe en Belgique ; McCarthy, qui a remporté la Ligue des champions en 2004 avec le FC Porto, a commencé aux Pays-Bas ; Dembele, le nouvel attaquant de Fulham, un excellent joueur, vient des Pays-Bas lui aussi et avait commencé en Belgique ; même l’Algérien Guedioura a dû transiter par la Belgique pour aujourd’hui évoluer à Wolverhampton, en Premier League. Donc, le championnat belge est un excellent championnat pour se préparer au haut niveau», argumente-il, avant d’ajouter : «Et puis, soyons réalistes : combien de matches a disputés Sayah pour que la direction de l’USMA se mette à exiger un club de renom pour le transférer ? C’est un joueur qui a des qualités, mais à qui on n’a pas donné sa chance. Pourquoi ne pas le laisser aller s’épanouir ailleurs ? C’est ce qui me tue chez certains dirigeants de club algériens : ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, malheureusement».


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Re: [Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par atlante le 12/9/2010, 13:12

Zerzour «Les présidents de club veulent agir seuls pour toucher tout l’argent»

Pour avoir tenté à plusieurs reprises de travailler avec des joueurs locaux, Chabane Zerzour, agent de joueurs établi et exerçant en Allemagne, a son opinion sur la raison qui fait que très peu de joueurs issus du championnat d’Algérie sont placés en Europe. «Il y a plusieurs facteurs qui expliquent cette situation. Le premier d’entre eux est que le championnat d’Algérie est mal considéré en Allemagne et en Autriche, les pays où sont concentrés l’essentiel de mes contacts et de mes activités. On trouve là-bas qu’il n’est pas d’un niveau relevé, avec comme preuve qu’il y a longtemps que l’Algérie n’a pas remporté de titres continentaux, que ce soit en sélection ou en club», explique-t-il. «Le deuxième facteur est que les clubs algériens refusent de coopérer. Les présidents de club, à une ou deux exceptions, veulent transférer leurs joueurs seuls, sans passer par des agents agréés, afin de toucher seuls la commission du transfert. Ils font croire à leurs jeunes joueurs qu’ils peuvent les placer où ils veulent alors que c’est faux. Ils n’ont pas un réseau de contacts développé avec les directeurs sportifs et les entraineurs comme en ont les vrais agents», a-t-il ajouté.
«Les Algériens cherchent le profit immédiat»
Le troisième facteur qui freine les transferts des Algériens vers l’Europe est, selon notre interlocuteur, «la mentalité non professionnelle des joueurs algériens». Et d’expliquer : «Ils ont tendance à prendre les choses à la légère et à chercher le profit immédiat. Il y en a qui me demandent de leur trouver un club et je découvre après qu’ils ont fait la même demande à plusieurs autres agents. Non seulement cela provoque des interférences, mais les joueurs suivent, à la fin, non pas l’agent qui leur ramène les meilleures perspectives sportives, mais plutôt celui qui leur ramène le plus d’argent, quitte à ce que ce soit dans des clubs de seconde zone. Ils ne sont donc pas sérieux».
«Bouguèche et Seguer m’ont mis dans l’embarras»
Chabane Zerzour cite plusieurs joueurs avec lesquels il a eu des mésaventures : «Il y a trois ans, j’avais tout organisé pour que Hadj Bouguèche, qui se trouvait en stage avec le MCA à Rome, se rende en Autriche pour conclure avec un club de première division. Il y avait même quelqu’un qui l’attendait à Munich pour le transporter en voiture. Si j’ai fait tout ça, c’est parce que j’avais son accord pour agir. Finalement, il a cédé à la pression de son club et d’un soi-disant «agent» et c’est moi qui me suis retrouvé dans l’embarras avec le club autrichien. Mohamed Seguer, lorsqu’il était au MC Saïda, m’avait demandé de lui trouver un club en Allemagne. Je lui en avais trouvé un, très intéressant, en ayant même rencontré et convaincu l’entraîneur, mais il avait préféré signer à l’ES Sétif. Il était libre de le faire, mais il aurait pu me le dire et m’éviter de m’engager loin avec le club. Nous avons une crédibilité à défendre, nous aussi».
«Je ne suis pas un imposteur»
Notre interlocuteur, qui avait été derrière le transfert de Noureddine Daham au FC Kaiserslautern en 2006, tient à confirmer qu’il est bel et bien habilité à gérer les intérêts de footballeurs. «Je ne suis pas un imposteur. Je fais partie d’une agence reconnue en Allemagne. Nous travaillons surtout avec des joueurs d’Afrique et d’Europe de l’est. D’ailleurs, nous comptons ouvrir bientôt une antenne en Algérie pour que les joueurs sachent que nous sommes des gens sérieux», affirme-t-il, tout en soulignant que «le véritable problème pour placer les joueurs algériens en Europe est que n’importe qui fait n’importe quoi alors que, normalement, les joueurs devraient faire confiance à des agents agréés et s’engager avec eux plutôt que de se comporter en mercenaires qui ne cherchent que l’argent facile».

«Dortmund était prêt à offrir le 10 à Djabou»
Pour illustrer les occasions que certains joueurs gâchent sans en prendre conscience, Chabane Zerzour nous a narré ce qui est arrivé à Abdelmounim Djabou, qui est revenu cette saison à l’ESS après un passage à l’USMH. «Au début de l’année, j’ai pris attache avec lui en lui expliquant qu’il a sa place en Bundesliga, à condition qu’il soit patient et qu’il écoute les bons conseils. Il m’a promis de travailler avec moi. J’ai fait voir des DVD de ses matches à Jürgen Klopp, l’entraîneur du Borussia Dortmund, qui a été tellement séduit par le potentiel du joueur qu’il m’a chargé de remettre à Djabou un maillot du club floqué du numéro 10, comme gage de sa volonté de le prendre pour la nouvelle saison. J’ai dit tout cela à Djabou et ce dernier s’est montré ravi et a même donné sa parole qu’il rejoindra le club allemand en fin de saison. J’ai un témoin : Mohamed Laïb, président de l’USMH. Une fois la saison terminée, le joueur n’a plus donné signe de vie et j’ai appris par voie de presse qu’il est retourné à l’ESS. Vous vous rendez compte ? Il a bêtement gâché l’opportunité d’être transféré dans un club aussi prestigieux que le Borussia Dortmund, où il y a un entraineur qui le voulait !»
«Désormais, Klopp ne veut plus de lui»
Quelle a été la réaction de Klopp ? «C’était de la déception mêlée à de la colère. Il a juré que Djabou n’évoluera pas au Borussia tant qu’il en serait l’entraîneur car, pour lui, un joueur qui ne sait pas ce qu’il veut et qui ne tient pas parole n’a rien d’un professionnel», témoigne-t-il. Klopp était d’autant plus sérieusement intéressé par Djabou qu’il avait lancé, à Mayence, un autre Algérien, Chadli Amri, ainsi que l’Egyptien Mohamed Zidan, ce qui démontre qu’il fait confiance aux joueurs africains, même quand ils sont jeunes.
«C’est vraiment dommage ! Dans un club comme Dortmund, Djabou aurait pris une autre dimension et aurait certainement rejoint la sélection nationale par la grande porte. Il a été sans doute très mal conseillé. C’est le problème des jeunes d’aujourd’hui.»
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Leo «L’avantage avec Halliche est que Eurico Gomez était l’ami du directeur sportif du Benfica»
llPour transférer un joueur local dans un club européen, le talent ne suffit pas. Il faut, autrement, une sacrée dose de chance, un agent compétent qui a, de plus, des connaissances. Tout ça, Rafik Halliche l’a eu. L’agent qui avait été à l’origine de son transfert vers Benfica, Leo, confesse ici comment une amitié qui liait Eurico Gomez, l’ex-coach de l’USMB, au directeur technique du Benfica Lisbonne, avait beaucoup pesé dans la transaction. Leo avait eu, d’abord, à convaincre Eurico Gomez du potentiel de Halliche, mais aussi à affronter les moqueries de ceux qui ne l’imaginaient pas capable d’un tel coup : «Personne n’a cru à ce transfert au départ. Moi, j’ai eu la chance alors de travailler avec Eurico Gomez qui avait des relations au Portugal. Il était très ami avec le directeur du Benfica Lisbonne. Ça a beaucoup pesé, je l’avoue. On nous avait demandé alors un défenseur central. Le profil était bien établi. Age : 21 ans maximum. Taille : 1,85m minimum. Eurico Gomez avait vu en Moussa Coulibaly le candidat idéal, mais j’ai insisté sur Halliche. Je lui ai dit que c’est lui qui répond au profil. Il l’a suivi. C’est là qu’il a commencé à s’intéresser à lui. Après qu’il en fut convaincu, il ne restait plus qu’à convaincre Paolo Gonzalez. Eurico (Gomez, ndlr) s’en était chargé. Les choses sont allées très vite. La suite, tout le monde la connait. J’aurais pu réussir d’autres coups comme celui-ci. J’en suis capable. Il y a de bons joueurs en Algérie. Malheureusement, ils sont mal conseillés. J’étais sur le point de placer Aoudia, à titre d’exemple, à Matez, mais il m’a fait faux bond à la dernière minute en allant signer à l’USMAnnaba. Regardez Derrag : avec la saison qu’il a réalisée au Mouloudia, il peut jouer facilement en Europe. Je ne sais pas comment et qui gère sa carrière, mais il perd vraiment son temps en Algérie.»
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Berrah (agent FIFA) : «Le joueur local n’a plus le niveau des championnats européens»
Agent détenteur de la licence FIFA, Adnane Berrah essaye souvent de travailler avec des joueurs algériens, mais il reconnaît avoir des difficultés à «vendre» le produit algérien. «Il y a plusieurs raisons qui font qu’aujourd’hui, le joueur local ne s’expatrie plus. La première, et c’est la principale, est qu’il n’a pas le niveau des championnats européens. Avant 2002, il y avait encore des possibilités de placer quelques joueurs de notre championnat en Europe, mais depuis, le fossé ne cesse de s’élargir entre les deux rives. Il y a aussi le fait qu’on ne participait pas ces dernières années d’une manière régulière à la CAN et à la Coupe du monde. Quand nous nous sommes enfin qualifiés, c’est avec des joueurs émigrés que nous avons participé. Il y a aussi l’âge. En Europe, on nous demande des joueurs entre 16 et 25 ans. Impossible de trouver, en Algérie, un élément dans cette tranche d’âge en Algérie qui a les possibilités de jouer en Ligue 1, par exemple. Et si jamais vous en trouvez un, c’est son président qui va le bloquer. Actuellement, je ne vois qu’un seul joueur qui a des chances d’aller jouer en Europe, c’est Djabou, mais il va falloir qu’il passe au moins une année dans une équipe réserve pour être formé de nouveau. Il ne peut pas jouer directement. Toutefois, il est possible que le prochain CHAN permette à quelques éléments de se mettre en évidence.»
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Saïd Chihab (manager de joueurs) : «Nos joueurs n’ont pas de base, ils sont mal formés»
«Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures : actuellement, il n’y a aucun joueur qui peut prétendre jouer en Europe. Les raisons sont claires aussi. Nos joueurs ont été très mal formés. Ils n’ont pas de base et je pense qu’ils n’ont pas travaillé beaucoup quand ils étaient jeunes. La preuve : la majorité des joueurs de notre championnat, quand ils sont sous la coupe d’un entraîneur étranger qui essaye d’appliquer ses séances selon les normes, se plaignent de la charge du travail, du volume et même de la durée des séances. C’était le cas par exemple avec Fullone, Lobello, Geiger, Nouzaret et Michel. Même s’ils partent, ils ne pourront pas supporter le travail qui se fait en Europe. C’était faussé au départ.»

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Re: [Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par atlante le 12/9/2010, 13:13

Saïfi «J’avais accepté de repartir de zéro et ça a marché»

«Malgré mes qualités, j’ai dû bosser comme un fou pour m’imposer.»
«Pour réussir en Europe, il faut avant tout du talent.»

Partir ou rester est un choix que l’on fait. Continuer à savourer, à vivre intensément si vous voulez, une vie de star à l’algérienne avec tout ce que cela comprend en reconnaissance, amour et argent pour les plus chanceux ou partir voir le monde. Ce choix, Rafik Saïfi l’avait fait à l’été 2000. Champion d’Algérie avec le MCA alors, élu meilleur joueur de l’année, il était la star par excellence ! Pourtant, il avait choisi de tronquer cette allégresse pour une vie téméraire. Supervisé par le Paris Saint-Germain et Troyes, il a fini par opter pour ce dernier. «C’était un choix à faire. Je l’ai fait et puis voilà ! Après, derrière, c’est vrai qu’il y avait l’envie de passer un cap. J’avais réalisé alors une bonne saison avec le Mouloudia, mais l’envie de voir plus grand, de passer un cap, m’a poussé à chercher à m’expatrier. A l’époque, j’avais deux ou trois touches. Il y avait le PSG et Troyes entre autres qui me voulaient. Alain Perrin était venu jusqu’à Alger pour me superviser. Ceci m’a conforté dans mon choix d’y aller. C’est vrai qu’il fallait accepter d’abord l’idée de ne pas jouer directement, peut-être de gagner moins d’argent, de repartir presque de zéro, j’ai envie de dire. C’est comme ça que ça se passe en professionnel. A part une minorité de joueurs qui émergent vraiment du lot, les autres ont dû tous à un moment ou un autre faire leurs preuves.»

«Malgré mes qualités, j’ai dû bosser comme un fou pour m’imposer»
Qu’a-t-il appris du professionnalisme ? «Beaucoup de choses. Ça m’a aidé à me construire. Techniquement, j’avais toutes les qualités, mais physiquement, j’ai dû bosser comme un fou dès mes débuts. J’ai eu la chance de jouer tôt, mais l’apprentissage a duré. Il y avait des moments où je ne jouais pas beaucoup, mais il fallait faire preuve de patience. Dès lors que le pas a été franchi, il fallait aller au bout. La patience, c’est ce qui a manqué à Metref, par exemple. J’ai parlé plusieurs fois à son coach à Dijon, que je connais particulièrement. Il ne tarissait pas d’éloges sur ses qualités, mais Metref a choisi de rentrer au pays. Dommage ! La patience est très importante dans une carrière», explique Saïfi qui est resté quand même dix ans en Ligue 1.

«Pour réussir en Europe, il faut avant tout du talent»
Rafik Saïfi balaye d’un revers de main l’idée reçue qui veut que le footballeur algérien n’a pas le niveau pour jouer en Europe. «C’est faux ! On a de bons joueurs qui ont les qualités requises. Djabou, Delhoum, Derrag et Yahia-Chérif pour ne citer que ceux-là sont très intéressants. Après, il leur reste à faire le pas, à décider d’y aller. C’est un pari que l’on fait. Ça peut marcher comme ça peut foirer, mais si on ne tente pas le pari, on ne le saura jamais !», explique t-il, tout en soutenant l’idée que seul le talent fait la décision. Autrement, l’on pourra toujours compter sur les bons services d’un agent de renom, mais si on n’a pas le niveau, c’est cuit ! «Un agent, ça sert surtout lorsqu’il connaît du monde, mais il faut au préalable que le joueur ait le talent pour pouvoir s’imposer. Ce talent, certains de nos joueurs ne l’ont pas.»

«Nos joueurs devraient s’inspirer de Halliche»
«Lorsque j’ai été transféré à Troyes, j’étais déjà en sélection. Avoir le statut d’international, ça aide. Regardez Halliche : c’est vrai qu’il a d’énormes qualités, mais il faut reconnaître aussi que son parcours en sélection l’a beaucoup aidé à se construire une carrière. La sélection, c’est aussi une porte. C’est le parfait exemple du joueur algérien parti de rien pour arriver là où il est aujourd’hui. Nos joueurs devraient s’en inspirer.»


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Message par atlante le 12/9/2010, 13:14

Tasfaout : «Les joueurs actuels préfèrent l’argent à la carrière»

Champion de France avec Auxerre après avoir été champion d’Algérie avec le MCO.

Abdelhafid Tasfaout a eu la lucidité en 1995, d’accepter d’être transféré à l’AJ Auxerre alors qu’il était une star en Algérie. C’était un vrai acte de lucidité car il a tenté un pari pas du tout évident : s’imposer au sein de l’effectif du club français. En cas d’échec, il courrait le risque de voir sa réputation s’effilocher et, du coup, perdre toute son aura au pays. Sûr de son talent, il a réussi. La raison ? Il a mis le challenge sportif en premier chef. «J’étais été champion d’Algérie avec le MCO, deux fois meilleur buteur du championnat, meilleur joueur du championnat, international… Bref, j’avais tout gagné dans mon pays. Je pouvais rester peinard au MCO, empocher des primes de signature et gagner encore quelques titres. Cependant, je voulais passer un cap et évoluer dans un championnat européen respectable et c’est pour cela que j’ai accepté l’offre d’Auxerre. A 26 ans, c’était le moment pour moi de passer au palier supérieur», explique le meilleur buteur algérien en sélection.

«J’avais dit à Elimam que l’argent n’était pas ma priorité»
L’aspect sportif, dans sa tête, passait avant l’argent. «J’avais dit à Kacem Elimam, président du MCO à l’époque, que l’aspect financier ne constituait pas ma priorité dans les négociations et que j’étais prêt à accepter toute offre respectable. Comme M. Elimam était soucieux de l’intérêt du joueur avant tout, il a accepté mon transfert, même si les conditions financières n’étaient pas très avantageuses. C’était finalement le bon choix car, à l’AJ Auxerre, j’ai eu la chance de remporter le doublé coupe-championnat dès ma première saison. Cela m’a ouvert la voie à plusieurs saisons d’exercices dans la Ligue 1 française et une participation à la Ligue des champions. Sportivement, ça m’a beaucoup apporté», raconte-il.

«Partir, oui, mais dans un club de qualité»
Son expérience devrait être un encouragement pour les jeunes joueurs afin de tenter leur chance en Europe. «Oui, je suis favorable à ce que des joueurs algériens partent jeunes en Europe, mais à condition qu’ils aient le talent nécessaire pour jouer parmi l’élite. Partir juste pour partir, ce n’est pas intéressant. Honnêtement, il n’y a pas beaucoup de joueurs talentueux en Algérie actuellement car il y a défaillance au plan de la formation. A mon époque, alors qu’il y avait quand même des talents, très peu de joueurs ont pu atterrir dans des clubs de première division française. Il y a eu Moussa Saïb avant moi et Rafik Saïfi après, avec trois ans entre deux départs. Il y a donc un souci de qualité. S’il y a un jeune joueur qui a le potentiel pour jouer en élite en Europe, qu’il n’hésite pas à partir, mais il faudra qu’il se montre patient au début. En fait, il faudra qu’il fasse un choix : la carrière ou l’argent. Il peut avoir les deux s’il ne brûle pas les étapes.»

«Ils touchent 800 millions, mais ne mettent pas 20 millions pour l’assurance !»
Tasfaout ne manque pas de fustiger la mentalité du joueur local actuel, «plus focalisé sur l’argent que sur la performance». «Son seul souci est de signer pour une seule saison en glanant la plus grosse prime possible, puis passer à un autre club pour faire la même chose. Toute sa carrière se résume à cela. Et le palmarès dans tout ça ? Où est le souci de jouer dans le haut niveau ?», regrette-il. «Plus grave encore : il y a des joueurs qui touchent des primes faramineuses, mais qui refusent de mettre une petite partie du montant dans une police d’assurance. C’est quoi 15 ou 20 millions de centimes quand on touche 600 ou 800 millions de prime ? En cas de blessure grave ou d’accident, ils se retrouveront sans ressources, car non assurés. Tout cela parce qu’ils sont mal conseillés et ne connaissent pas leurs intérêts.» La solution ? «Que les joueurs s’organisent et se constituent en association de joueurs professionnels. C’est la meilleure façon pour eux de défendre leurs intérêts.»


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Re: [Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par atlante le 12/9/2010, 13:18

Saïb «Si j’étais resté en Algérie, je ne serais pas devenu ce que je suis»


«A Auxerre, je ne touchais que 20 000 FF au départ»
«Je suis partisan du joueur local, mais il faut qu’il se professionnalise»

Exception faite de Rabah Madjer, le seul joueur algérien formé au pays et ayant gagné des titres dans un grand championnat européen est Moussa Saïb. Alors qu’il avait gagné de nombreux titres nationaux et internationaux en trois ans seulement, il avait fait le choix de quitter la JSK pour rejoindre l’AJ Auxerre, acceptant même de passer une année d’apprentissage avec l’équipe réserve. Un choix judicieux puisque, ainsi, il a reculé pour mieux sauter. Aujourd’hui, il assume parfaitement cette démarche.

En 1992, après avoir remporté tous les titres possibles avec la JSK et la sélection nationale, vous aviez fait le choix de tenter une aventure en Europe au risque de perdre votre statut de star. Pourquoi ce choix ?

Parce que je voulais passer à un niveau supérieur. Comme vous le dites, j’étais presqu’un roi chez moi. J’avais remporté, avec la JSK, le championnat national, la Coupe d’Algérie et même la Coupe d’Afrique des clubs champions. Avec l’équipe nationale, j’ai été champion d’Afrique des nations et vainqueur de la Coupe afro-asiatique. Bref, j’avais tout gagné au niveau national. Cependant, je ne voulais pas me contenter de cela. J’aspirais à une reconnaissance internationale à travers une participation dans un grand championnat européen. Je ne suis pas un gagne-petit. J’aime voir grand et relever les défis. A 23 ans, j’avais estimé qu’il était temps pour moi de franchir un palier. L’opportunité du transfert vers l’AJ Auxerre s’était présentée et je l’avais saisie.
Malgré tous les titres gagnés, vous avez accepté de passer votre première saison sur le banc. Etait-ce un signe de faiblesse ?
Non, plutôt une preuve d’humilité. En dépit du statut que j’avais en Algérie, j’avais beaucoup à apprendre et j’en étais parfaitement conscient. L’entraîneur Guy Roux avait été honnête avec moi en m’expliquant qu’il me fallait une période d’adaptation. Durant les premiers mois, j’avais évolué dans l’équipe réserve, moi l’international. Je l’ai fait sans complexe car je savais que j’avais des choses à apprendre et, surtout, tout à prouver. On a beau être champion d’Algérie et champion d’Afrique, la vérité est que le championnat d’Algérie était - et il l’est toujours - mal considéré. Il faut prouver sa valeur et se mettre à niveau. C’est ce que je m’étais attelé à faire. A la fin de la saison, j’avais fait quelques rentrées en cours des matches, dont une en Coupe de l’UEFA contre le Borussia Dortmund. C’était le signe que l’apprentissage tirait à sa fin et j’allais être intégré, la saison suivante, au sein du groupe professionnel.
Cela a fini par payer puisque, à la deuxième saison, vous avez joué régulièrement, remportant même la Coupe de France avec un premier but inscrit par vous, et vous avez remporté un doublé histoire Coupe–championnat en 1996…
Oui, la réussite était au bout du parcours. C’est pourquoi j’avais choisi de partir en Europe : progresser, améliorer mon niveau et gagner des titres. Cela aurait été facile de rester en Algérie et de remporter des titres nationaux tout en touchant beaucoup d’argent, mais ce n’était pas pour ça que j’avais choisi une carrière de footballeur. L’essence du football, c’est la performance, les titres, le palmarès. Certes, l’argent est important, mais il vient à point quand on sait attendre. Je préfère l’argent gagné avec panache à l’argent facile.
En parlant d’argent, on se rappelle que vous aviez été transféré vers Auxerre pour une somme dérisoire…
C’est vrai. C’était pour 250 000 FF (francs français, puisqu’il n’y avait pas encore l’euro, soit l’équivalent d’environ 38 000 euros, ndlr). C’était rien. Comme je l’ai dit, le championnat algérien ne représente pas une compétition de référence pour les Européens et il était hors de question pour un club de mettre une grosse somme d’argent pour un joueur algérien. Toutefois, je considérais cela comme étant un investissement pour le football algérien car c’était un tremplin pour progresser, ce qui serait utile pour le championnat algérien. Compte tenu du fait qu’il s’agissait d’un transfert vers un club de l’un des meilleurs championnats au monde, j’avais accepté.
Les dirigeants de la JSK de l’époque s’étaient-ils montrés souples sur cette question ?
Oui, sans aucun doute. Mon intérêt et l’intérêt national avaient été pris en considération. Même si ce n’était pas une transaction financièrement importante, je n’allais pas dans n’importe quel championnat. Je me rappelle qu’une année auparavant, l’Espérance de Tunis me voulait à tout prix, proposant des conditions financières très intéressantes, mais le président Hannachi ne voulait pas me laisser partir. Il me disait : «Si c’est pour partir à l’Espérance, autant rester à la JSK !» Avec du recul, j’estime qu’il avait raison.
L’argent n’était donc pas votre motivation première…
Pas du tout. Je savais que l’argent viendrait avec les performances. Le plus important pour moi, dans un premier temps, était de gagner ma place dans un bon club européen, puis tout viendrait. Si j’avais voulu l’argent, je serais resté à la JSK où je ne manquais de rien. Je serais même resté à la JSM Tiaret, mon club formateur, où on me proposait un pont d’or pour rempiler, mais j’avais choisi de partir jeune à la JSK afin de progresser. Vous croyez peut-être que je touchais une fortune lors de mon premier contrat avec Auxerre. Loin de là ! Mon salaire brut était, à mes débuts, de 36 000 FF (environ 5 500 euros, ndlr). En enlevant les impôts et les taxes, je me retrouvais avec un salaire net oscillant entre 18 000 FF et 20 000 FF (entre 2 800 euros environ et 3 200 euros environ, ndlr). Bien sûr, c’était il y a 18 ans, mais c’était quand même très peu pour un joueur professionnel. Vous pouvez demander à Hafid (Tasfaout, nldr). Lui aussi touchait peu d’argent au départ quand il était arrivé à Auxerre. C’était un choix lucide car on démarrait d’en bas. J’ai accepté quand même ce salaire car je savais qu’avec le temps et les performances, j’allais gagner plus. J’avais confiance en mes moyens. Cela a été le cas : en renouvelant mon contrat, mon salaire a été substantiellement revalorisé. Puis, mes contrats ultérieurs avec Valence, Tottenham, Lorient et Monaco ont été très avantageux. Je vous le dis : il suffit juste de faire des sacrifices au départ. Si on est bon, l’argent viendra tout seul par la suite.
Que pensez-vous des jeunes joueurs algériens qui ont le talent pour jouer en Europe, mais qui préfèrent signet dans des clubs algériens où ils touchent beaucoup d’argent ?
C’est vraiment désolant ! Peut-être que ces jeunes n’ont pas conscience de ce qu’ils ratent. Ce n’est qu’à la fin de leur carrière que viendront les regrets. Il faut aussi en vouloir à ceux qui ne les encouragent pas à partir. Ce qui me rend dingue, c’est d’entendre un jeune joueur dire une fois qu’il a signé dans un grand club : «Mon rêve s’est réalisé !» Le rêve n’est pas seulement de signer dans un grand club et d’empocher un bon paquet. Le vrai rêve, c’est d’avoir un nom sur la scène internationale. Moi, si j’étais resté en Algérie, je serais Moussa Saïb, bon joueur algérien, point. Grâce à la carrière que j’ai faite, je ne suis certes pas une star mondiale, mais j’ai quand même un nom dans certains pays d’Europe. J’ai eu le privilège de remporter des titres en Europe, de jouer aux côtés de champions du monde (Charbonnier, Blanc, Diomède et Guivarc’h à Auxerre, Romario à Valence, ndlr) et de disputer la Ligue des champions. Si je n’avais pas fait une carrière anonyme, c’était parce que j’avais fait le choix de partir, même contre peu d’argent. Si les jeunes footballeurs veulent rester juste des stars dans leurs quartiers, ils ne savent pas ce qu’ils perdent.
Pensez-vous qu’il serait utile et bénéfique pour la sélection d’y intégrer deux ou trois joueurs locaux ?
Pas seulement deux ou trois, mais plusieurs. Déjà, j’étais partisan de faire participer des locaux même à la Coupe du monde. C’est vrai que, dans le championnat, les joueurs montrent un niveau a priori limité et ne donnent pas l’impression d’être motivés, mais en sélection, le contexte est différent. Un joueur, il faut surtout savoir lui parler. Croyez-moi, en sélection, un joueur est autrement plus motivé et il peut laisser sa vie sur le terrain. Qu’on donne leur chance à quelques joueurs locaux et on verra !
Vous avez été joueur local et, à la fin de votre carrière, vous avez exercé en tant qu’entraîneur en Algérie. Quelle différence avez-vous perçu dans la mentalité du joueur algérien actuel ?
Les mentalités ont vraiment changé. A mon époque, il y avait l’amour du métier. Nous étions footballeurs parce que nous aimions cela. Dans tous les clubs, même lorsqu’il n’y avait pas d’argent, les joueurs avaient hâte de jouer pour se faire plaisir. Aujourd’hui, pour certains, c’est juste un moyen de gagner de l’argent et, pour d’autres, presque une corvée. Y en a même qui trichent. Ces valeurs n’existaient pas ou existaient peu auparavant, justement parce qu’il n’y avait pas beaucoup d’argent. Nous vivons une autre époque.
Pourtant, aujourd’hui, il y a le professionnalisme…
C’est un semblant de professionnalisme. J’ai connu le professionnalisme il y a 18 ans. En arrivant en France, je croyais tout connaître, mais je m’étais rendu compte que je savais peu de choses. J’au découvert un monde différent, des modes de fonctionnement différents, des méthodes d’entraînement différentes, des normes de travail différentes. Le professionnalisme, c’est un savoir-faire et un savoir-vivre. C’est une expérience qui mérite d’être menée.
Le parcours de Rafik Halliche ne constitue-t-il pas un espoir pour les joueurs locaux ?
Plus qu’un espoir, c’est l’exemple de ce qu’il faut faire. Il est parti jeune, il a accepté d’être prêté pour faire son apprentissage, il a fait peu à peu son trou en sélection et il vient d’être transféré dans un club de la Premier League anglaise. C’est un cheminement cohérent. S’il l’a fait, c’est parce qu’il a été bien conseillé pour prendre les bonnes décisions quand il le fallait. Je suis vraiment très content pour lui. C’est l’exemple-type du jeune ambitieux, qui veut réellement faire une carrière et non pas uniquement gagner de l’argent. Il a tout le temps de s’imposer et de gagner beaucoup d’argent. J’ai toujours cru dans le joueur local. Je ne m’en suis jamais caché dans toutes mes déclarations. La réussite de Tasfaout, Saïfi et bien d’autres en Europe prouve bien que le produit local est exportable, pour peu qu’on prenne les bonnes décisions.
Vous avez connu la Premier League avec Tottenham. Pensez-vous que c’est un championnat qui convient à Halliche ?
Oui, il peut correspondre à ses qualités. Le championnat anglais est très physique, avec une intensité continue dans le jeu. Halliche aura besoin de quelques semaines pour bien s’adapter au rythme des entraînements et des matches, mais je suis convaincu qu’il réussira. Visiblement, c’est quelqu’un qui écoute et qui ne dit pas qu’il sait tout et c’est une valeur essentielle quand on veut réussir. En tout cas, s’il a besoin d’une aide ou d’un conseil, je me mets à sa disposition avec grand plaisir. J’ai vécu ce qu’il vit actuellement et je comprends ses appréhensions. Je suis prêt à lui transmettre ma modeste expérience.


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Re: [Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par atlante le 12/9/2010, 13:20

une fois n'est pas coutumes, le Buteur nous a fait un reportage intéressant
Hi
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Re: [Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par jsk warriors le 12/9/2010, 13:26

il ont raison UP
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Re: [Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par abb le 12/9/2010, 14:35

salam, pour les laisser partir il faut d'abord qu'ils soient contactés, souvenez vous, djabou est parti mais il es revenu, metref est parti mais il est revenu etc..
je crois que nos joueurs ont in deficit au niveau formation, souvenez vous de Bezaz, hannachi a failli payé pourqu'il soit accepté
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Re: [Dossier: LeButeur]: Laissez-les partir, laissez-les réussir

Message par lily-jsk le 6/8/2011, 19:16

c'est vrai sur ce plan rafik halliche est l'un de ceux qui ont su partir au bon moment pour faire une carrière et avoir d'autres opportunités .
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